CHRONIQUE D’ATHÉNAÏS. Secret story, vous connaissez le secret, voilà la story ! (Part 2)

Mercredi dernier, le 8 mars, je changeais de thème et vous embarquais dans ma folle aventure : “Secret Story”.
En guise d’entrée en matière je relatais comment cette histoire avait commencé. Pour certains, faire de la télé-réalité est “un rêve”. Comme je ne fais pas grand chose comme tout le monde, dans mon cas c’est le songe qui m’a mis la puce à l’oreille. Ou comment faire de ses rêves une réalité, au sens propre ! 
Les jours, les semaines, les mois passent. La blague, fameuse, de mon inscription à l’émission s’est tout simplement évadée de mon esprit.
Franchement, entre nous, la probabilité d’être rappelée est proche de zéro…

“Non laisse tomber c’est un signe, c’était pas une bonne idée de toute façon !” 
Magie, surprise, étonnement, j’actualise la page : le dossier à bien été envoyé !
“Votre requête a bien été prise en compte, votre inscription à secret story 10 est effective.

Entre la foule de personnes inscrites, le casting sauvage, les candidats potentiels – ceux que la production a en ligne de mire depuis des lustres – c’est tout simplement impossible. De toute manière, c’est pas comme si j’avais vraiment essayé, j’ai juste envoyé une document sur internet.

Mais oui, ma grande t’as raison, impossible n’est rien, n’oublies pas d’où tu viens !

Je suis à Vernon chez la “mama” dans ma chambre en haut. Affairée dans l’organisation bordélique de ma “valise-maison”. J’ai pris l’habitude de préciser à tout le monde que je vis dans ma valise. Je ne fais que des sauts de puces de place en place sans avoir de chez-moi véritable depuis … la nuit des temps ! Oui le temps n’a pas d’emprise sur moi. Pense-t-elle pour se rassurer !

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Je m’en vais retourner à la capitale pour quelques semaines. La nouvelle saison de Roland Garros commence et je suis hôtesse au “village”. 

Un sursaut ; je suis tirée de mes pensées et de mon remue-ménage par la sonnerie de mon téléphone ! Décidément il n’arrête jamais celui-là, compagnon de route un tant soit peu envahissant. C’est ma petite drogue à moi, mon addiction nécéssaire. Plus j’écris, plus je réalise à quel point il est et a été présent dans presque chacun de mes articles. Il va sérieusement falloir que j’étudie ce phénomène à la loupe. voilà, voilà mon petit prélude introspectif terminé, passons aux choses sérieuses :
– “Allo ?”
– “Oui bonjour Athénaïs, c’est Jeannot d’Endemol !”- J’explose de rire –
– “
Bah pourquoi tu rigoles ?”

Je me doute du sujet de votre appel je trouve ça juste… complètement hallucinant !

Jeannot établit le contact avec moi, il me demande quel est mon “secret”, je lui réponds, un brin déstabilisée entre panique – dans quelle panade je me suis encore mise – et : c’est beaucoup trop cool !

J’ai été transplantée trois fois !

“Non mais ton deuxième secret” reprend-t-il de plus belle. Ce qu’il faut savoir c’est que dans ce genre de formulaire, tu dois renseigner un “secret” principal ainsi qu’un autre éventuel, au cas où le premier ne satisferait pas la prod. Soit, sauf qu’avec la surprise de ce coup de fil, j’ai complètement zappé quel était ce second secret ; alors oui ça l’a fout mal, mais ça me rassure quant à mes motivations de participer à cette émission !

Notre ami Jeannot me demande si, par hasard, je ne suis pas la cousine d’une célébrité. Ah oui d’accord comme quoi je suis pas totalement à coté de la plaque : Réminiscence, comparaison des secrets, rire !
Ça y est je m’en souviens.

Je me réjouis encore plus d’avoir choisi ce second intitulé : “Je suis la cousine de Zazie”

Lors de mon inscription sur internet ça c’est passé à peu près comme ça : je me retrouve devant cette ligne “renseignez un autre secret” : Eurêka ! Je pense même que sans cela ils ne m’auraient certainement jamais appelé.

Merci la couz !

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Ce deuxième secret je l’ai choisi en tout état de cause. Je savais que pour ce genre programme, avoir un rapport avec des personnes publiques à large visibilité est un atout, favorisant les “gossips” et l’intérêt général. Il fallait bien piquer la curiosité des recruteurs… 

Sisi je suis bien la cousine de Zazie. Mais alors vous dire à quel degré, comment elle aime son café, comment s’appelle son chien, si elle est plus cire ou rasoir, je n’en sais fichtre rien !
La famille Truchis est immense, je n’en connais pas les trois quarts (d’ailleurs si toi aussi tu es mon cousin ou ma cousine je te salue !). Non je n’ai jamais eu la chance de rencontrer cette artiste de cousine. Mais si c’est bien dommage, ça ne l’est ni plus ni moins que pour les autres membres de ma famille que je n’ai pas, encore, croisé sur ma route.

À ce moment là quand on discute de mon lien de parenté avec Zazie plutôt que de mes transplantations qui sont juste miraculeuses, j’ai un sentiment de profonde surprise et de dégoût.  

Je réalise à quel point, lorsqu’on ne connait pas un sujet, on peut passer à côté d’un bon nombre d’événements et de personnes, pourtant capables de bouleverser notre vie. Me parler de ma cousine qui est une artiste française de renom en qui j’ai beaucoup d’admiration ok, mais remettons les choses dans leur contexte…

Je ravale ma déception. En même temps c’est normal, ils recherchent des thèmes susceptibles d’intéresser au maximum le grand public. Certes, mais ça n’est pas devant la masse que je vais commencer à m’effacer. J’ai mon opinion et même si je sais que c’est fou, ça peut être génial !

Si ça fonctionne comme je l’imagine, ça peut porter ses fruits, même une petite grappe de raisin c’est déjà bien !

“Je suis vraiment navrée Stefano mais même si le concept me fait marrer, ma seule motivation pour participer à cette aventure de fou ; c’est de parler du don d’organes. Donc les histoires de “cousinades” capillotractées… Merci, mais non merci.”

Commence alors un véritable parcours du combattant. Seuls les initiés peuvent savoir à quel point il faut être assidu. C’est stressant, captivant, palpitant. Nous échangeons quasi quotidiennement avec les personnes responsables de la production. Je dois en permanence leurs transmettre toutes sortes d’infos.

Une mise à poil totale, pire que les flics ! 

Photos, vidéos, documents faisant preuves de mon passé et de mes greffes, pour prouver la véracité de mon secret. Parce que non, 47 points de sutures c’est pas suffisant.

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Je blague puisque avouez-le, vous aussi vous vous êtes demandés si les secrets de cette émission n’étaient pas que pures inventions. Et bien non, pas pour moi en tout cas ! J’étais même surprise du sérieux de la démarche.

La prod veut être mise en contact avec mon médecin. Même si je m’en doute, je ne peux pas m’empêcher de me retrouver entre rires et larmes lorsque j’annonce la nouvelle au professeur C.
Le pauvre, non mais franchement sa tête… il est passé par toutes les couleurs avec moi, en commençant par le jaune ! En même temps c’est pas mon super “padre hospitalier” pour rien ! 

Les étapes sont fastidieuses et angoissantes, c’est long, très long…

Je suis maintenant motivée comme un boxer avant un match : la “Tyson” du secret, le “Ali” du don d’organes (au moins)…

Je suis le genre de nana un brin obstinée. Lorsque j’ai quelque chose en tête, je défie quiconque de me faire changer d’avis. Mon opinion sur la télé-réalité est ambivalente, comme peuvent-l’être ces programmes. Avant, quand il m’arrivait de regarder l’émission de Secret story, je pouvais rire comme juger, je pouvais acquiescer comme rester éberluée. Peu importe, lorsque j’ai décidé de m’écouter et de décortiquer ce rêve.
Nous vivons dans un monde en perpétuel mouvement, un genre de “marche ou crève”. Nous avons tous nos opinions sur ce que suppose progrès et changement. Sources d’avancées utiles et nécessaires ? Sujets à controverses ? Ce jour là, j’ai choisi. J’ai choisi cet outil de communication, l’un des meilleurs, les médias.

En attendant mes prochaines incartades de philosophie de comptoir, passez une bonne semaine, un bon mois jaune (mais qu’est-ce que c’est ?). Et moi ? J’y retourne pour vous écrire la suite ! 

À mercredi prochain !

Part 2

Olivers’ment vôtre

Athénaïs