VIDÉO. Audrey : “Vivre avec un grand V, avec la maladie”

Il y a 4 ans, nous rencontrions Audrey, atteinte d’une sclérose en plaques depuis 2006. Aujourd’hui, la patiente experte à la ligue française contre la SEP a parfaitement su vivre avec sa maladie.

Pour Audrey, il est important de vivre “avec” maladie, en omettant la notion de combat. La sclérose en plaques, avec laquelle elle vit depuis 13 ans, l’a menée à être ce qu’elle est devenue aujourd’hui : une blogueuse, patiente formée et engagée, ainsi qu’une compétitrice loisir en handiski.

Le handiski, ça a été quelque chose de très fort pour moi, de moteur.

Lorsqu’elle évoque son premier Championnat de France, Audrey se rappelle de ce moment qui l’a transcendée. Réussir cette descente lui a prouvé qu’elle était capable de tout. Consciente des contraintes que lui posent la SEP, elle reste convaincue qu’elle peut les dépasser.

Oui, la maladie est là. Ça va être plus compliqué, mais ça va aussi être plus enrichissant. La fierté qu’on peut en retirer sera bien plus grande.

Découvrez son témoignage ci-dessous :

 

En 2015, nous rencontrions Audrey pour la première fois :

Elle aime la montagne, le ski, la neige. Audrey est heureuse de vivre ici entre Genève et Annecy. C’est en 2006 que sa vie bascule.

À l’âge de 28 ans, Audrey commence à avoir le doigt, puis la main, le bras et l’épaule engourdis. Après plusieurs mois d’errance, le diagnostic tombe : Audrey est atteinte de sclérose en plaques.

Finalement, j’étais soulagée, j’allais enfin pouvoir être en mode “action”.

Au début, Audrey prend son traitement à bras-le-corps, jusqu’à réaliser ses piqûres toute seule. Mais au bout d’un an, la fatigue s’intensifie et devient de plus en plus pénible pour la jeune femme.

C’est comme vivre tous les jours avec 39° de fièvre et la grippe. Et bien ça, c’est quand je me sens bien.

En 2015, après une phase très difficile de la maladie, Audrey a un déclic. Après s’être battue pour récupérer de ses poussées, elle décide de se reprendre en main, de reprendre des études pour devenir naturopathe. Elle se lance aussi en parallèle dans son blog et sa formation de patient expert.

Mon but est d’aider d’autres patients, mais aussi de faire connaître cette maladie.

À travers ce blog, Audrey démontre que la maladie est une fatalité mais qu’il est possible de vivre avec.