Sport de haut niveau et diabète : c’est possible !

Cela fait 26 ans que Veronica Nevrell vit avec un diabète de type 1. Femme active et sportive, elle s’entraîne régulièrement au triathlon et est adepte de voile et de ski.

Veronica Nevrell, sportive avec un diabète de type 1.

Veronica est suédoise, elle vit sur une île, sur le lac Vänern, avec son mari Mathias et ses deux enfants Noah et Elton.

J’étais une enfant très active et je partage toujours ce mode de vie. Le diabète m’a appris cela, en plus de comment contrôler ma glycémie au quotidien et gérer les hypo et hyperglycémies.

Veronica a 11 ans quand elle apprend qu’elle est diabétique : « Je me sentais mal. J’étais très fatiguée et toujours assoiffée. Le jour de mon diagnostic, je buvais de l’eau toutes les cinq minutes. Mon instituteur m’a emmenée à l’infirmerie et très vite, on a découvert que ma glycémie était très élevée ».
Devenir diabétique à l’adolescence n’est pas chose facile, et ce qui comptait le plus pour Veronica était de ne pas se sentir différente de ses amis.

Veronica ne tient pas en place et pratique intensivement la course à pied au risque d’avoir des difficultés à contrôler sa glycémie… A tel point que les médecins lui recommandent de préférer la marche à la course à pied. Mais Veronica persévère : « Non seulement je me sentais épuisée pour le reste de la journée, mais même le lendemain d’une course, je me sentais tellement mal que j’avais parfois besoin de rester au lit. Ma glycémie faisait des grands huit toute la journée… Parfois, j’ai même pensé à arrêter le sport ».

En 2011, la vie de Veronica se transforme grâce à une pompe à insuline. Elle est alors invitée à un stage de ski pour diabétiques, encadré par une équipe de diabétologues : « J’ai appris à m’entraîner comme je le souhaitais ! L’essentiel pour moi était de savoir comment faire pour me sentir bien après une course. On m’a expliqué comment stocker des glucides dans le foie et les muscles en ingérant au moins 100 g de glucides après un entraînement, avant de me coucher, et ça fonctionnait parfaitement ».

La vie de Veronica, diabétique de type 1, se transforme grâce à une pompe à insuline.

Deux ans plus tard, en 2013, Veronica commence le triathlon et le cyclisme. Les longues sessions d’entraînements ne lui posent alors plus de problème.

Avec cette nouvelle technique tout devient possible, on peut faire de l’endurance, malgré le diabète .

Afin d’aider les diabétiques à oser un mode de vie actif, Veronica crée un blog : www.challengediabetes.com. « Je vois beaucoup de diabétiques de type 1 qui n’osent pas faire de sport du tout !, s’insurge-t-elle, Et les médecins ne leur apprennent toujours pas comment faire du sport sans prendre de risques. »

 Du blog au mHealth Grand Tour

Elle rencontre alors Paul Buchanan, fondateur de l’équipe « Team Blood Glucose » lors d’un stage sportif pour diabétiques en Angleterre en avril 2013. Paul parle à Veronica  du mHealth Grand Tour et de ces 16 cyclistes diabétiques qui courent de Bruxelles à Barcelone à travers les Alpes et les Pyrénées en 12 jours, 2300 kms et 22 000 mètres d’ascension.
« J’ai pensé : ” ils sont fous ! ” mais après réflexion, j’ai décidé de les rejoindre pour le Tour de 2013, sourit Veronica,  c’est ma seconde participation cette année, et je suis pressée de rencontrer mon équipe, les coureurs et les organisateurs… Et bien sûr de découvrir les cols et pics que nous devrons franchir ! »

Veronica Nevrell, diabétique, soulève son vélo.

Pour Veronica, le mHealth Grand Tour est un défi fantastique:
« Ces 12 jours ont été les meilleurs de ma vie ! J’ai beaucoup appris sur mon diabète et sur moi-même. C’était un super challenge et je me souviens surtout de l’ascension la plus difficile du tour, avant d’arriver en Espagne, en passant par les Pyrénées. Il y avait un vent violent et la température était proche de 0°C en arrivant au sommet du Col de Pailhères (2001m). Du pur bonheur ! Et la longue descente vers l’Espagne sous un chaud soleil… Un autre moment indescriptible… »

Le mHealth Grand Tour