Toujours accrochée à la ceinture !

Quatre ans après avoir été diagnostiqué diabétique de type 1, David, 26 ans, commence à mieux accepter son diabète : « à ce moment là, j’ai un rythme de vie plus stable et puis je cours beaucoup, jusqu’à 5 fois par semaine ! ».

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La question de la pompe à insuline se pose une nouvelle fois : « On me l’avait proposée 2 ans après mon diagnostique mais je n’étais pas prêt, je n’avais pas encore assez bien accepté mon diabète. Et puis en 2014, pas mal de monde autour de moi me disait le plus grand bien de la pompe. J’apprends aussi à ce moment là, que, quand tu fais beaucoup de sport, la pompe t’apporte plus de flexibilité ».

David en parle donc avec son diabétologue qui lui explique la marche à suivre.
Comme chaque patient, il doit d’abord choisir « son prestataire » qui lui fournira tout le matériel nécessaire.

C’est un peu du gadget, plaisante le jeune homme, mais c’est important, tu dois choisir ce qui va t’accompagner tous les jours .

Une fois la pompe choisie, David passe 4 -5 jours à l’hôpital : « On s’habitue à la pompe, à vivre avec… On fait un jeûne glucidique pour voir où on en est exactement et adapter la pompe. Et après tu pars pour la vie de tous les jours avec ta pompe. C’est top ! ça fait du bien ! » s’exclame David.

Cela va faire un an que David vit au quotidien avec sa pompe : « le point le plus difficile est de l’avoir 24h sur 24, nous explique-t-il, mais j’ai beaucoup plus de facilités à vivre au quotidien avec ma pompe. Elle ne me pose aucun problème, je ne la cache pas, je l’ai toujours à ma ceinture ».

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Depuis qu’il utilise sa pompe, David a baissé ses doses d’insuline de près de 30% : « C’est un fait, j’ai besoin de moins d’insuline au quotidien pour avoir une glycémie correcte, dans la moyenne ».
La course à pied qu’il pratique régulièrement l’aide aussi beaucoup à réguler son diabète.
Une pompe à insuline ne vous quitte jamais :

La nuit elle est à côté de mon coussin ! On peut l’enlever pour la douche ou les moments intimes. Tu peux l’enlever pendant une heure environ .

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Le coût de la pompe est cher mais pris en charge à 100% par la sécurité sociale : « sans sécurité sociale aujourd’hui je ne sais pas ce que je pourrais faire », nous confie le jeune homme.

David voit désormais son diabétologue deux fois par an, « surtout pour voir où j en suis avec mon activité sportive c est surtout ça le point clé de mon traitement. »
Pour l’instant David n’imagine plus l’avenir sans sa pompe à insuline même si il conseille une chose :
« Il est impératif d’accepter son diabète avant de passer le cap de la pompe ! Il vaut mieux prendre le diabète comme un ami ! ».