HANDICAP. Trois questions à Éloïse, atteinte d’une triple scoliose

VIDÉO. Éloïse est atteinte d’une triple scoliose. Aujourd’hui, maman et influenceuse, elle souhaite créer une association pour apporter un soutien psychologique aux jeunes atteints de cette maladie.

Peux-tu nous raconter ton diagnostic ? 

À mes neuf ans, ma grand-mère a dit à mes parents : « Éloïse marche un peu en canard. » Ma mère m’a alors amenée chez le docteur. Il m’a occultée, je me suis penchée en avant et il m’a dit : « Éloïse a l’air très tordue. » Donc je suis allée dans un hôpital pour faire une radio. Et là, je me rappelle que ma vie a changé, j’étais une enfant sans souci et je me suis pris la radio en pleine figure.

Qu’est-ce qui t’a aidée à avancer ?

Dans un premier temps, cela a été ma famille. Ensuite, c’est le fait d’avoir fait des choses qu’on m’interdisait : j’ai voyagé, j’ai fait du sport, je m’habillais comme je voulais. Être maman m’a beaucoup aidée également. C’est vraiment un moteur dans la vie, et pourtant on m’a dit : « Tu sais Éloïse le jour où tu vas avoir un enfant, ça va être compliqué pour toi. » Ce qui m’aide à me dépasser ce sont aussi mes projets, mon travail et aussi les parents d’enfants atteints de scoliose avec qui j’ai pu discuter.

As-tu un projet ? 

Quand le temps me le permettra, je souhaiterais créer une association autour de cette maladie. J’aimerais aider les jeunes afin qu’ils puissent avoir une aide psychologique, un accompagnement pour qu’ils se sentent moins seuls face à cette maladie. Quand on est enfant, adolescent, qu’on a un corset et qu’on se sent différents des autres, ça peut-être très très compliqué. Je trouve qu’aujourd’hui il n’y a pas assez d’aide. Je me souviens, quand j’étais hospitalisée, on parlait à nos voisins etc. mais dès qu’on était lâché dehors, on était seul avec nos parents qui ne savaient plus quoi faire. On était seul face à notre maladie, notre différence.

Retrouvez son témoignage intégral en vidéo :