La chronique d’Athénaïs – Le don d’organes, un sujet resté trop longtemps silencieux

Nouveau titre pour la suite de votre article ! Il n’en fallait pas moins pour vous emmener dignement à la découverte d’un nouveau monde. Non, il ne s’agit pas ici d’aller explorer l’Amérique mais bien de démasquer une étrange cité : la télé-réalité ! Dans cette “secret chronique”, nous continuons de nous engouffrer dans le labyrinthe d’un casting tout particulier. Le but de la manoeuvre ? Mettre en lumière le don d’organes, un sujet resté trop longtemps silencieux. Ces quelques mois vont changer indubitablement ma vie. Vous souhaitez comprendre et découvrir les mystères du petit écran ? Votre mission, si vous l’acceptez : saisir au plus vite votre support de lecture ! 

Attention ce message s’autodétruira dans 10… 9… 8… Oui, non, en fait non. (j’ai mis trop de coeur à l’ouvrage !)

Je suis challengée. Plus j’avance dans ce drôle de couloir où seulement une dizaine de personnes sur des milliers va évoluer, plus je réalise comme chaque étape franchie que je compte parmi les rares sélectionnées. Franchement ça vous donne une patate et dans mon cas, ça encore renforce l’impact de mon témoignage. Peut-être que si j’en suis là, c’est que mon combat vaut le coup ?

Le tête à tête avec Eléonore se termine. Franchement, mon intuition est plutôt bonne, jusqu’ici c’est bien la première fois que j’ai ce sentiment !
Ah, la confiance en soi : ce drôle de petit personnage qui se joue de moi. Celui qui fait semblant lorsque moi-même je n’y crois pas, c’en est presque amusant parfois. Amusant de prendre ce recul et d’entendre les autres dire ô combien je suis “sûre de moi”. À l’intérieur ça n’est pas vraiment… non, je ne dévoilerai rien ! Mais vous vous en doutez ? Il parait qu’au bout du compte et à force de tentatives, on peut se convaincre d’un tas de choses, ne reste plus qu’à se persuader.

Je fais confiance à des années d’efforts pour les voir fructifier un jour !

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Il faut que mon petit profil qui fait mine, fasse bonne impression dans les plus hautes sphères : pression non négligeable. Changement d’ambiance après le calme et la presque solitude, je me prends un énorme spot de lumière vive dans la face ! J’ai chaud version 2.0 ; un lapin dans des phares de voiture. Je brille comme une luciole dans la nuit, le retour camera doit être dé-lec-table. Avec le stress et l’oeil inquisiteur de l’objectif, il ne manque plus que les clichés face/profil type identité judiciaire. Euh svp, je vais purger une peine de combien ?

J’attends Nabilla pour le remake d’orange is the new black ?

On m’auditionne pendant une bonne heure. Je sors de là vidée. À présent il va falloir attendre avant d’avoir un retour, positif ou non. J’ai cette phrase qui tourne en boucle dans mon esprit « on a l’impression que tu passes un entretien pro ». Moi qui faisais mine de rien – l’air de tout – pour gérer mon stress et pour surtout, surtout garder le contrôle. Ça en valait bien la peine puisqu’ils ont considéré mon stress comme une forme de nonchalance un brin protocolaire – antithétique on a dit Athé. Je me transpose dans cette scène du film Titanic lorsque Rose relate ceci : « Extérieurement j’étais tout ce que doit être une jeune fille bien élevée, intérieurement je hurlais »
(Jack si tu m’entends ?)

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Depuis quelques temps je suis en relation avec une nana que j’adore, c’est mon Jiminy Cricket/psy/ombre : Nani est au fait de tous mes faits. Même si je n’ai pas de réponse concrète, la savoir tout près et dispo me rassure. Je peux lui poser toutes les questions et la contacter en cas de doute, de peur. 

C’est confirmé… officieusement.

Je dois continuer à garder le silence sinon pas d’émission. Ce qui est terriblement troublant c’est cette persistante impression d’être épiée et que la production connait tout de moi, mais tout. À la limite de la paranoïa, je me surprends à tout analyser. Je surveille mon téléphone comme si j’étais sur écoute, je tourne l’écran de mon ordi lorsque je me déshabille, j’ai l’impression que tout le monde est au courant et me juge malgré ma discrétion !

Depuis que j’ai découvert l’existence de Nani, ma vie a changé jusqu’à même… mon identité. Je réponds désormais au nom de code de “Aston Martin”, quand je vous dit que j’ai vécu “James Bond”. C’est tellement dément la vie d’agent double sur des rythmes de Goldfinger ! Ma mission : si on me contacte concernant l’émission sans prononcer ce nom de code, je suis intimement sommée de fermer mon clapet. Si, au contraire, je faute la punition sera de taille : je gâcherais l’investissement des deux parties… Ci-gît le boulot de la prod et mon dessein. Bref expérimentation big brother avant l’heure, c’est pas facile d’être une Bond ! 

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C’est aujourd’hui que je réalise l’importance, pour la chaine et les casteurs, de conserver un candidat hameçonné. Une fois qu’il a mordu et s’il passe les premières étapes, c’est essentiel qu’il aille jusqu’au bout. À l’inverse, si la personne est évincée, la prod doit tout recommencer. Plus on approche du jour J : l’entrée dans la maison, plus les choses s’accélèrent et se compliquent. 

Un bon candidat c’est d’abord une personnalité. Les secrets c’est secondaire. Un prétexte qu’il faut habiller d’un ou deux véritables intitulés pour gagner en crédibilité puisque la télé-réalité cherche à adoucir son image.
Il faut qu’il soit instable mais pas trop, connaitre ses peurs et ses faiblesses, ses goûts et ses désirs, pour pouvoir ainsi axer le jeu et faire vivre le programme. 
Si au départ certains ont des potentiels de gagnants, ils peuvent en intégrant la maison changer du tout au tout !

Eh oui, beaucoup d’éléments sont imprévisibles, c’est aussi ça que suppose de “jouer” avec l’humain. À contrario, la “team secret” a formidablement défini sa stratégie et comment construire le fil conducteur de l’histoire. En plusieurs mois nous avons été étudiés à la loupe ! Qui va s’aimer, se détester, qui va rester, qui va figurer etc. Mais cette année, pour la saison 10, il y aura bien des surprises…

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Je salue le boulot titanesque aux nombreux enjeux que l’équipe de la plaine Saint-Denis entreprennent ici. Et puis c’est du donnant-donnant, chacun “utilise” l’autre à son avantage. Encore faut-il savoir sans se mentir, dans quelle aventure on se lance. Parce que c’est bien ça dont il s’agit de se lancer ! Maintenant à nous de gérer l’atterrissage…

En parlant d’atterrissage qu’est-ce qui m’attend au bout du couloir ? L’ascenseur… Bah oui la James Bond girl, tu fais moins la maline là ?!   

Secret Story un outil médiatique ? Alors ça vous fait quoi d’être dans ma tête ? Vous comprenez peut-être un peu mieux pourquoi je me suis jetée dans une mission pareille ? Ce focus sur mes états d’âme, mes intuitions, ainsi que mes avis colorés sur les sujets abordés n’est pas totalement arbitraire. Je suis une personne somme toute commune avec de craintes et des doutes. Comment malgré certaines barrières que l’on s’impose, un jour tout explose. Il suffit d’un choix, d’une décision avec une tape dans le dos… La source, celui ou celle qui nous pousse à nous surpasser, peut se trouver ailleurs. N’oubliez pas, la personne qui se jette à l’eau n’est nulle autre que vous-même. Au cas où il vous prenait l’idée de tenter une expérience qui vous semble folle, on ne sait jamais… 

Bonne semaine à toutes et tous, croyez en vous et en vos choix. À la semaine prochaine pour la suite de ma chronique, on se rapproche de plus en plus des détails croustillants !
Hâte de vous retrouver ! 

Part 1

Olivers’ment vôtre

Athénaïs